Hymne à Boudiaf
ⵀⵢⵎⵏⴻ ⴰ ⴱⵓⵓⴷⵉⴰⴼ
Album : Communion avec la patrie◆1993
ⵜⴰⵇⴱⴰⵢⵍⵉⵜ— Kabyle
D lesnin teffɣeḍ tamurt Tnufqeḍ tugiḍ leɣlaḍ Dg-ek yark° i neṛğa ttbut B-b°ayen hemjen wiyaḍ Teḥlelli-d deffir-ek lmut Bb°in-tt-id widen ur tuṛğaḍ Ay at lḥif xas cfut D kenwi i d-yuğğewn ccyaḍ Awah awah a tuğğal Ṛuḥen-aɣ yergazen ur nuklal Ssaweln-ak wat ttindar Γer tegnitt n ddiq qerrḥen Asmi k-id-necden s annar Ur tḥezzebḍ i iṛejjaqen I tmurt ssefsin amrar Tezder di temda lqayen S uqerruy i temḥezwar Leğnas deg-s a ttnezzihen Awah awah a tuğğal Ṛuḥen-aɣ yergazen ur nuklal Tufiḍ-d tamurt tenneqlab Tefreq tṛuḥ d iḥricen Wa ijebbed iqqar nek d aεṛab Ulac wi di-d-yezwaren Ma d at t-tmira d nniqab Ttgallan ur s-ḍliqen Swejden-d yum n lḥisab I yemdanen i ten-ixulfen Awah awah a tuğğal Ṛuḥen-aɣ yergazen ur nuklal Ismi-k deg umezruy yella Lğil d-iteddun a t-yaf Tizzelgi ur tettdum ara Xas akka izedɣ-aneɣ zzεef Lezzayer at-teḥlu am wassa Tamusni a d-tger ixulaf Tneğṛeḍ-d iswi i ccetla Tura steεfu a Mass Buḍyaf Hymne à Boudiaf Depuis tant d'années loin de ton pays ! Tu t'insurgeas, refusant la tyrannie. De toi, nous attendions la clarté nouvelle Sur ce que les malfaisants ont englouti, Mais derrière toi, la mort avait surgi, Guidée par des traîtres imprévisibles. Misérables, qu'il vous en souvienne, C'est vous qui avez allumé le brasier. Hélas ! Hélas ! Tristes veuves ! Nous sont arrachés des hommes qui ne méritaient pas la mort. Les comploteurs t'avaient appelé Sur cette aire de terrible oppression. Ils t'avaient invité sur un champ en friche, Tu y vins insouciant des touffes d'orties. Ils dénouèrent les liens de notre patrie, Elle sombra dans une mare sans fond. Elle s'enfonçait la tête la première, Les nations contemplaient son engouffrement. Hélas ! Hélas ! Tristes veuves ! Nous sont arrachés des hommes qui ne méritaient pas la mort. Tu as trouvé le pays soumis aux ravages: Il est déchiré, parti en lambeaux. Les uns s'exaltent: nous sommes arabes, Et nul ne nous a ici précédés. Quant aux obscurantistes et à leurs comparses, Ils ont juré de ne jamais renoncer. Ils aiguisent le Jugement dernier Contre ceux qui affrontent leurs desseins. Hélas ! Hélas ! Tristes veuves ! Nous sont arrachés des hommes qui ne méritaient pas la mort. Ton nom est entré dans l'Histoire, Les générations futures le trouveront, Ce temps de souffrance n'est pas pour toujours, Bien qu'aujourd'hui la fureur nous embrase. L'Algérie se relèvera de son mal; La connaissance donnera des bourgeons; Tu as frayé la voie à la dignité de notre peuple A présent, sois en paix, honorable Boudiaf. De Abane à Boudiaf, combien de crimes orchestrés ! Krim, Khider et autres... Laisserons-nous cette terre ancestrale aux mains de ces tristes sires qui l'ont plongée dans le chaos ? Ou entre les griffes de ces lâches illuminés ? Traduction et adaptation par Yalla Seddiki - Mon nom est combat. =4) //-->