Yeḥzen Lwad Aεissi
ⵢⴻⵃⵣⴻⵏ ⵍⵡⴰⴷ ⴰⵄⵉⵙⵙⵉ
Album : Sleεbitt ay abeḥri◆1981
ⵜⴰⵇⴱⴰⵢⵍⵉⵜ— Kabyle
Mi-gebda imenɣi Yebb°eḍ-iten lεeskeṛ deg-yiḍ Tuddar slant irk°elli Ṣubbent ɣer Tizi Kul abrid a yettfeggiḍ Aayen a yettfeggiḍ Ur telli t-tisselbi Neḥwağ tilelli Uqbel a ɣ-ḥeṛṛen ɣer lhiḍ Akken nella zik an-nili Ma yella imenɣi Wimmuten a d-yennerni mmi-s A wid iḥekmen ayenni Ur nelli d ulli Tamurt iban-d llsas-is Tamaziɣt at-tennerni Arṣeḍ ad yeffi Kul lḥağa tesεa bab-is I tmes i-gceεlen mat-texsi Yeqqim-d usteqsi Uzzal igezm-it ṣṣdid Ma d lεeskeṛ yebb°eḍ Tizi D lbaṭel i-gebb°i Γer Lezzayer yegzem webrid Ayen yegzem webrid Tendeh tmurt irk°elli Begset ya lɣaci Γurwat a ɣ-cudden s lqid Teg°ra-d s idim ma yeɣli Nnif a d-yali Si zzman nesfa-d ur nerkid Ayen ur nerkid Ṛṛuman seg-neɣ yebbi Wi d-yusan yebb°i Nezga nezdeɣ di ttweḥid Xas εeddan leqrun nugi Neched s ujenwi Mi ɣ-d-bb°in awal ajdid S yeqjan d leslaḥ begsen Akken ad kublen Widak i d-yeggurreεn tidett Acḥal deg widak ḥebsen Ur neẓri ma ddren S iciwi rran-aɣ tirgett T-tirebba i ten-id-ceggεen S leslaḥ nnsen Wehhan-asen adrar ččet-ett Di ṛebεa u εecrin yid-sen Begsen-d bb°in-ten Mi tzehher tmes di Tizi Ttun sεan atmaten Aa ten-id-yessufɣen Myefkan lεahed irkelli Beḥten-ten wwten-ten Ulac acu ur sen-xdimen A d-inin ayen ur nelli Ğeṛğeṛ yefṛeḥ mi d-ffɣen Yark° yeḥwağ-iten Mlalen-d di Lwad Aεisi Ma d widak yessefsaden Assa nerna-ten Ssqef n teεdawt yeɣli El-Wad Aïssi en deuil Deuil sur El-Wad Aïssi Depuis le début des émeutes. Nuit venue, soldats grimpant à l'assaut. Tous les villages alertés, Le peuple afflua vers Tizi. Toutes les rues bouillonnaient; Pourquoi bouillonnaient-elles ? Ce n'est pas là démence ! Nous voulons la liberté, Allons, avant qu'ils nous mènent au peloton. Tels que nous fûmes, nous serons; Si des luttes se déclarent, Le fils succédera à son père succombant. Hommes du pouvoir, pourquoi ce supplice ? Voyez, nous ne sommes pas un troupeau: Les fondations de notre patrie sont visibles. Tamazight épanchera ses richesses Et nous crèverons l'abcès funeste: Il n'est pas d'être qui n'ait de racines. Et ce feu déclaré, s'éteindra-t-il ? Demeure l'angoisse face à l'épreuve. La rouille a rongé le fer. Mais l'armée occupe Tizi, Y semant l'oppression. Vers Alger les routes sont coupées, Pourquoi sont-elles coupées ? Notre terre est ébranlée: Soyez prêts à combattre, garde ! Qu'ils ne nous remettent sous leur joug ! Si notre sang devait couler, L'honneur en jaillirait. Nous sommes depuis toujours dans les troubles, Pourquoi dans les troubles ? Les Romains nous ont mutilés. Qui nous envahit nous pille: Et nous demeurons subjugués. En dépit des siècles passés, nous nous insurgeons: Ce n'est que sous le tranchant de l'épée Que nous nous sommes soumis à la parole nouvelle. Avec armes et chiens, ils se sont apprêtés; Afin de prendre au piège Ceux qui ont éructé la vérité. Combien parmi ceux capturés, Combien dont nous ignorons le sort ? Ils ont posé un brasier dans notre poitrine. Ils les envoyèrent par meutes, De leurs armes, ils désignèrent La montagne: "Dévorez-la !" Ils étaient vingt-quatre, Dont ils se saisirent Lorsque le feu grondait à Tizi. Mais ils avaient oublié qu'ils avaient des frères Prêts à les libérer. Ils s'étaient tous donnés parole. Ils les harcelèrent, les frappèrent: Pas de sévices qu'ils ne leur firent subir Pour avouer ce qui n'est pas. Le Djurdjura se réjouit de les voir libres; Il a besoin de tous ses enfants. Ils se rencontrèrent à El-Wad Aissi. Quant à ceux qui sèment les saccages, Aujourd'hui, nous les avons vaincus: Le toit de l'adversité a croulé. Traduction et adaptation par Yalla Seddiki - Mon nom est combat.